14 févr. 2015

Dernier escale en Martinique


Suite à nos réparations sur le bateau, nous quittons enfin Sainte-Anne en Martinique pour se diriger vers l'île de la Dominique.



 Nous décidons de couper en deux notre route, et de nous arrêter à Saint-Pierre le dernier port de la Martinique, avant le coucher du soleil. 

À l'époque, St-Pierre était aussi appellé le "Paris" des Caraïbes.


En arrivant sur place en fin d'après-midi, nous découvrons un paysage fabuleux. 


L'alignement de petits bâtiments de couleur "terre" me rappelle certaines îles pitorresques qui ont parsemé notre route de l'Atlantique lors de la dernière année. C'est comme un vent de fraîcheur, des souvenirs qui réchauffent,...



Les plages de sable variant du beige à la couleur anthracite, se jettent dans une eau très limpide. Et de magnifiques étoiles de mer se laissent découvrir du haut du pont de notre voilier. 







Cette petite baie étroite et très profonde est surplombée d'un volcan nommé le Mont Pelée. La ville de Saint-Pierre possède une histoire très particulière à son sujet. 


Selon la légende, son éruption de 1902, aurait été invoquée par le dernier des Caribs tué par les européens venus coloniser l'île en 1658.

Vers la fin avril de l'année 1902 deux éruptions ont eu lieu, tuant ainsi quelques travailleurs d'une plantation, dans un "courant" de lave. 
Lors d'un comité spécial de St-Pierre tenu le 3 mai, les membres ont conclu que le volcan était "non dangereux". Les connaissances limitées des volcans à cette époque mènent malheureusement à cette conclusion prématurée.

Le 5 mai 1902, à 0802 le matin, une explosion équvalente à une bombe atomique laissa s'échapper une gigantesque boule de feu qui dévala le volcan, ne laissant que des ruines sur son passage et brûlant vifs 29 933 personnes. 


Deux survivants ont été épargnés lors de cette catastrophe. L'un d'eux est "Cyparis", un homme emprisonné pour meurtre dans une cellule de pierres au milieu de la ville. La configuration des ouvertures de sa cellule a préservé sa vie. Il raconta ensuite son histoire et fut engagé pour travailler dans un cirque pour exposer ses multiples brûlures sur son corps.

Notre curiosité est piquée par tous ces éléments. Nous voulons en découvrir plus à propos de St-Pierre. Nous décidons de rester une ou deux nuits supplémentaires pour profiter de cet endroit.

En matiné le lendemain, nous débarquons à terre pour visiter.


Le marché St-Pierre nous ouvre l'appétit avec toute les variétés disponibles de fruits et légumes frais.


Nous parcourrons les rues étroites et colorées de la ville






Nous montons les marches qui mènent aux ruines de l'ancien théatre de la ville.



Sur le site, nous remarquons cette statue qui signifie "la femme qui se relève de ses cendres" suite à l'éruption de 1902.


Les ruines du théatre nous permettent de bien sentir l'importance de ce site de rassemblemmt avant la catastrophe. Nois sillonnons les anciens corridors, aujourd'hui à découverts.



Juste à côté, nous pouvons observer du haut des murailles du théâtre , la cellule du prisonnier Cyparis qui a été épargné de la mort. Nous descendons dans la prison pour explorer un peu plus.




Voici la cellule de Cyparis,... intacte.... 
Et tout autour, des ruines....
Les toutes petites ouvertures (orientées vers l'ouest) qui avaient comme fonction de lui faire vivre son propre "calvaire", lui auront finalement sauvé la vie.



Nous nous dirigeons ensuite par la rue des Bons Enfants en direction des ruines de l'Eglise du Fort.


Nous pouvons très bien sentir la force de l'éruption avec toute ces structures éparpillées au sol. L'intensité de la tragédie qui s'est déroulée ici, dans cet endroit saint, est palpable.




Vers midi, la chaleur est maintenant trop importante. Nous retournons vers notre refuge flottant pour se baigner et se rafraîchir.




De toutes les villes en Martinique, la ville de St-Pierre est celle qui nous aura certainement le plus charmé.



Il est maintenant le temps de quitter la Martinique. Demain nous partirons aux petites heures du matin pour une navigation d'environ 7 heures en direction nord.

Prochain escale: La Dominique. 


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